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« D’où est ce que je viens ? Qui suis-je ? » Furent les premières questions que se posât Sivine se relevant du tas de paille où elle était allongée, il y avait beaucoup de bruit autour d’elle, la ville de Norsca est très passante… Un mal de crâne apparent, un guérisseur arrive « Ahh… et bien tu te réveille… –dit-il avait une vois assez désagréable– Prends ce truc et suis moi » Il désignait un pilon et un mortier. Ils allèrent dans une tente très peu éclairée, même si la nuit était tombée depuis longtemps, Sivine avançant en tâtonnant, assez effrayée, trop, pour pouvoir dire quoi que ce soit. L’homme s’énervant un peu plus de sa voix aigre la rouspétait pour sa lenteur. Elle posa le mortier là ou le guérisseur lui indiqua et se recula de quelques pas avant de se rendre compte que la tente avait grandement augmenté de taille et que même, elle avait disparu, elle se situait dans un endroit vide, noir, une table au milieu, le personnage dont elle ne savait rien à coté son corps, son esprit et sa peur, dévorante. Plus elle courrait, plus elle se rapprochait d’une inévitable confrontation, en allant de plus en plus loin, elle embrassait de plus en plus une mort certaine, dans son esprit tout du moins…

Bien des heures plus tard, elle reprit une nouvelle fois conscience, cette fois elle était enchainée dans un endroit, surement les bas-fonds d’une ville de l’Empire corrompu. Elle était vêtue d’un simple pagne troué. Tous les jours à la même heure, une personne, chaque fois différente, venait pour la communion. Un acte, d’une secte sûrement, consistant à dévorer sur une personne une petite partie de sa chaire, et d’en lécher le sang coulant de la plaie infligée. De plus en plus, la douleur se fessait sentir ; de plus en plus la douleur atteignait des sommets inimaginables, tous les jours à manger, et si elle refusait, elle avait le droit à la douce caresse du fer chauffé au blanc sur son bas vente, à chaque fois, de plus en plus bas. Elle à pleuré, oh ça oui, de nombreuses fois, et pas pour les même raisons, même si la douleur est salvatrice, en surdose, elle provoque des effets étranges, les personnes changent…

Toujours attachée, toujours mangée, toujours brûlée. Sivine avait donc là subit une grande partie des sévices non mortels qu’une personne peut effectuer. Un jour, une personne, comme d’habitude différente, vint, et lui détacha une main, des liens qui la maintenaient, puis l’autre, pour en finir avec les jambes, il la regardait avec un sourire pervers. « Allez, si tu veux t’en aller sors par la porte » disait-il suivant sa parole d’un rire gras. Sivine, emmétrant des petits gémissements, tenta de se relever, ou au moins ; de se mouvoir, mais après un long moment d’immobilité cela lui était impossible.

Toujours sur le sol, ses cheveux, blancs lui coulait sur la figure, son visage virginal et doux était devenu celui d’une marâtre, sévère et désapprobateur. Aucun de ses membres ne semblait d’origine, tout semblait remplacé par une nouvelle chose, que cela soit des formes de losange, carré, triangle ou encore cercle, toute sa peau contenait de ces aspérités. Seule épargnées ses mains, étaient intactes, comme jamais touchée par la malédiction que son corps semblait avoir été touché. Les parties les plus poétiques d’une femme était tels des êtres chimériques, repoussants et hostiles. De son corps se dégageait une absence de fertilité, mais, de ce corps se dégageait aussi une puissance, certaine, et prête à se développer.
L’homme venait tous les jours, pour voir comment se débrouillait Sivine, tous les jours, il amenait un repas, et jours après jour, ce repas était de plus en plus bon. Son état s’améliorait de jour en jour, elle arrivait à tenir debout quelques secondes, une dizaine ; ainsi de suite. Et un jour, elle put se lever, et commença à marcher, de manière courbée et non naturelle. Son organe respiratoire était lui aussi choqué, pour avoir assez d’oxygène elle devait soupirer souvent. Elle tapa à la porte de sa geôle macabre, sans avoir de réponses pendent quelques heures, et là, une femme lui ouvra la porte et lui mit un sac sur la tête. Sivine fût alors emportée par quelques hommes, dehors, ligotée, et laissée pour compte à l’extérieur. Elle tremblait de peur, et sentit un animal commencer à le sentir, à ce moment la, elle fut traversée par un éclair de peur intente, la douleur revenait dans ses veines. Par cette peur, elle fit sortir de ses mains un flux d’énergie puissant, tuant le monstre sur le coup.

Ce flux lui coupa aussi les liens, et elle se retrouva à quelques centaines de mètres de Norsca, elle se précipita la bas aussi vite que son corps lui permettait, et alla demander de comprendre, personne n’avait d’explication. Comprendre. Elle avait ce désir maintenant enfouit au plus profond d’elle, Comprendre, comprendre.

Il lui arrive souvent de crier dans la nuit, le jour, sa fureur, sa tristesse, et par le même moment, le sang lui est très appétissant…

Trouver. Comprendre. Tuer. Réfléchir…
©2008-2009 *Ekane
:iconekane:

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November 20, 2008
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